Mozziconacci Robert-Teyssier est un duo de plasticiens-poètes français formé par Antoine Mozziconacci et Jimmy Robert-Teyssier. Leur travail croise la poésie, la photographie, la vidéo et le design graphique. Leur démarche s’articule autour de la collecte de documents, d’archives et de citations afin de générer de nouvelles formes de récits, oscillant constamment entre recherche documentaire et fiction. Leur premier livre, Lore, paraîtra aux éditions Zoème en janvier 2027.Mozziconacci Robert-Teyssier est un duo de plasticiens-poètes français formé par Antoine Mozziconacci et Jimmy Robert-Teyssier. Leur travail croise la poésie, la photographie, la vidéo et le design graphique. Leur démarche s’articule autour de la collecte de documents, d’archives et de citations afin de générer de nouvelles formes de récits, oscillant constamment entre recherche documentaire et fiction. Leur premier livre, Lore, paraîtra aux éditions Zoème en janvier 2027.


Mozziconacci Robert-Teyssier, duo de plasticiens-poètes

Tables de travail
2024 |
Table de travail : la couverture et des citations du roman MaternA d’Hélène Bessette ouvertes côte à côte à l’écran.
Table de travail : un plan de film et une note manuscrite, « I’m too sad to tell you », dans deux fenêtres voisines.
Table de travail : des plans du film Le Jardin qui bascule de Guy Gilles et une citation de Pessoa.
Table de travail : des plans de film, un portrait en noir et blanc et des citations de Lagarce et Giraudon.
Table de travail : des plans de film et un passage des Papiers d’Olivier Charming de Jack Spicer.
Table de travail : un arrêt sur image de deux corps dans une cabine, à côté de notes de lecture.
Table de travail : le même film en lecture, la barre de défilement visible, et un texte annoté.
Table de travail : quatre photographies de rivage en noir et blanc et un texte en cours de composition.
Table de travail : un photogramme du film A Woman’s Face de George Cukor et la note « le langage-masque ».
Table de travail : un visage de femme en gros plan, en noir et blanc, et la même note sur le langage-masque.
Table de travail : des captures de corps assis sur un banc, montées côte à côte dans QuickTime.
Table de travail : un dessin de pissotières de Krzysztof Jung, un plan de Jacques Nolot et la photographie d’un homme de dos.

Guide Fooding
France

2024
  • Pan Pan Cucul
  • Direction : Élisabeth Debourse
  • Direction Artistique : Choque Le-Goff
  • Illustration : Corentin Garrido
Couverture du Guide Fooding France 2024, lettrage peint « Françaises, Français » en blanc et rouge sur fond noir.
Double page du Guide Fooding France : le titre « pan pan cu-cul » en grands caractères, les illustrations de Corentin Garrido et le texte sur deux colonnes.
Extrait Pan Pan Cucul
2024

À 16 ans, excédé par la passivité du fils | les commérages des voisins, son père l’emmène chasser pour la première fois. Avant de suivre les pistes levées par les chiens, le père pose une cannette de bière sur un muret et lui apprend à mettre en joue | viser | tirer. Surpris par le bruit et la puissance du recul, Jean tombe à terre, le cul dans la boue, complètement trempé. Cette sensation ne lui est pas désagréable, c’est le premier émoi sexuel. Il aime les odeurs de terre et de sueur. Le coup part en l’air, ne touche pas la bouteille. Le père est déçu | honteux d’avoir un fils si gauche, espère que personne autour n’ait assisté à la scène. Tu nous rends ridicule. Ils rentrent bredouilles. La mère est rassurée. elle ne souhaite pas que son fils devienne chasseur.


Publication Sève Vol. 2
2023
  • On dit le lac existe
  • Direction : Vidya Narine
Couverture de la revue Sève, volume 2 : un bassin et une pelouse de parc, le titre en capitales sous l’image.
Double page de Sève : le poème « on dit le lac existe » composé en deux colonnes, une masse noire imprimée en travers de la page de droite.
Extrait on dit le lac existe
2023

on dit le lac existe un garçon se torche la bouche dans une étendue de genêts c’est midi et il transpire entre le sexe et le nombril on passe l’après-midi sans bouger les yeux fermés tout excité il invente des scènes | traine son corps dans le feu et le piétine jusqu’à l’aube un drôle de calme règne aux alentours l’odeur des aisselles dans la prière la chaleur monte des genoux si le coffre est plein il ne le vide pas à coup de langue | de doigts | de pieds la terre garde trace l’eau monte on est en février dans la montagne un essaim d’abeilles sauvages tombe près des sapins un cadavre au pied calciné est étendu dans l’herbe


Publication point de chute
numéro 6

2023
  • Sans-titre
  • Direction : Victor Malzac,
  • Stéphane Lambion,
  • Joep Polderman
Couverture de la revue point de chute numéro six : un mur rose, une gouttière et une bouche d’aération, le titre en capitales.
Page intérieure de point de chute : un seul bloc de texte justifié au milieu d’une page blanche.
Extrait sans-titre
2023

dans la montagne ce sont les premiers froids vêtu d’un slip de coton blanc j’attends que le corps absorbe les éclaboussures petits jets de cette région rurale | boisée en bas sous un pont le ciel est rouge difficile de savoir si les abeilles résistent au vent mais depuis hier je demande à boire une chose glacée | acide | sucrée qui pourrait colorer mes entrailles avant de rejoindre mes amis dehors des vieux rôdent des enfants grimpent des épines s’accrochent à leurs mentons un homme met le feu aux poils de son sexe il soulève une poussière blanche il transpire sa bouche sent le vin la viande les bulldozers commencent à racler la colline le temps fond je voudrais qu’il neige


Fanzine Entrelacs
2022
  • R.A.S
  • Avec Gaspar Nicoulaud
Deux cartes noires du fanzine Entrelacs, titrées « R.A.S », avec des photographies de montagne en noir et blanc.
Page noire du fanzine Entrelacs : le poème « R.A.S » en caractères blancs, à côté d’une roche photographiée en négatif.
Extrait R.A.S
2022

sur la place près du marché des espaces à remplir je ne les crains pas soulève ses jambes l’hiver rien d’autre qu’à des corps restent immobiles quelques secondes c’est l’heure ou le ventre du petit vieux se creuse ses membres on ramasse des cadavres R.A.S sa sueur coule sur mes hanches l’urètre glisse il me manque un doigt le petit vieux met le feu aux poils de son sexe sur l’herbe pourtant | dedans dans une étendue de genêts voir ses couilles à la fin tous les jours on le voit pour voir ses couilles journée ville morte à Langogne allumette briquet feuille bois une longue lame au large plat le besoin d’une mémoire auxiliaire R.A.S ou des rochers | des pans de rocher la terre battue | froide | sèche devient pâteuse je m’appelle Jean et alors je mange la bouche ouverte contre ses yeux à plat ventre la montagne s’effrite des taches de rouille des taches de sang le cul le lieu de la preuve


Résidence à la Galerie Sono
2022
  • Entrelacs
  • Sous la direction
  • d’Hélène Geber
  • Photographie
  • de Léa Guintrand
Vue de l’exposition à la Galerie Sono : de petits tirages encadrés dispersés sur un mur blanc.
Vue de l’exposition à la Galerie Sono sous les projecteurs, les tirages accrochés en constellation sur le mur.

Résidence
au Centre Photographique
d’île-de-France

2020 – 2021
  • Sauvagine
  • Sous la direction
  • de Nathalie Giraudeau
Tirages photographiques en noir et blanc posés les uns sur les autres pendant la résidence au Centre Photographique d’Île-de-France.
Deux personnes agenouillées installent un texte imprimé et une pierre noire sur un socle blanc, au Centre Photographique d’Île-de-France.
Six petits socles blancs alignés au sol, chacun portant une matière noire granuleuse.
Socle blanc incliné portant un poème imprimé, une pierre noire posée devant lui.